À l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2026, l’Acta – les instituts techniques agricoles, a présenté sur son stand une frise chronologique interactive retraçant 70 ans d’évolution de l’agriculture française.
Accessible via QR code, elle invitait à redécouvrir les grandes avancées scientifiques, techniques et réglementaires qui ont façonné les filières.
1950–1960 : produire, moderniser, structurer
Dans le contexte d’après-guerre, l’enjeu est clair : augmenter la production et moderniser les systèmes. Le INRA met au point le premier maïs hybride français, illustrant les progrès de la sélection variétale. L’arrivée du premier herbicide à base de triazine marque l’essor de la chimie agricole.
La parution du premier Index phytosanitaire Acta structure l’information technique à destination des professionnels. Sur le plan politique, la Loi d’orientation agricole Pisani fixe un cap ambitieux de modernisation. La loi sur l’élevage Poly et le développement de la génétique animale contribuent à transformer les systèmes d’élevage.
Les travaux de Hébert à l’INRA de Laon, le Rapport Hénin et la formalisation de la méthode du bilan azote posent les bases d’une fertilisation raisonnée, préfigurant les futurs outils d’aide à la décision.
1970–1980 : encadrer et outiller
L’agriculture se structure davantage. Les fermes de références pour les filières ruminants sont créées pour produire des données technico-économiques fiables. Les États généraux du développement agricole réinterrogent l’organisation du conseil.
Au niveau européen, la mise en place des quotas laitiers et la réforme de la PAC encadrent les productions. La Directive Nitrates et le Programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole traduisent la montée des préoccupations environnementales.
Parallèlement, l’apparition des premiers micro-ordinateurs IBM et la première version de Stat-ITCF marquent l’entrée du numérique dans les exploitations et les instituts techniques.
1990 : crises et montée en exigence
La crise de la vache folle et celle des mycotoxines bouleversent les filières. En réponse, les chartes de bonnes pratiques d’élevage, les guides de bonnes pratiques d’hygiène et la charte de production des filières végétales renforcent la traçabilité et la qualité.
Des outils de diagnostic du bien-être en élevage sont développés : la performance ne se mesure plus uniquement en volume, mais aussi en qualité sanitaire, environnementale et sociétale.
2000 : coopération scientifique et transition
Les années 2000 voient la création des UMT et des RMT, qui renforcent les liens entre recherche et développement. Le Plan Ecophyto et la directive sur l’utilisation durable des pesticides visent à réduire l’usage des produits phytosanitaires.
Des variétés de vigne tolérantes aux maladies fongiques sont développées. Les RITA – DOM structurent l’innovation dans les territoires ultramarins. Des outils comme COUPROD ou CAP’2ER® permettent d’objectiver les performances économiques et environnementales. La plateforme expérimentale SYPPRE explore des systèmes de culture innovants. Les lois EGALIM introduisent de nouvelles règles pour l’équilibre des relations commerciales et l’alimentation.
2010 : numérique, Europe et biodiversité
La création du département informatique de l’Acta accompagne la montée en puissance des données et des outils numériques. Les Digifermes expérimentent les technologies en conditions réelles. Le portail EcophytoPIC et la plateforme GECO favorisent le partage de connaissances.
Le Pôle Europe de l’Acta renforce l’engagement dans les projets européens. Des initiatives comme RURALIS©, premier jeu sérieux développé par l’Acta, ou Place des Marchés by IFIP illustrent l’innovation dans les méthodes d’accompagnement. Les travaux sur agriculture et biodiversité mettent en avant la recherche de synergies entre production et préservation des écosystèmes.
2020 : climat et transformation des systèmes
Face au changement climatique, le Varenne de l’eau et de l’adaptation au changement climatique structure la réflexion nationale. Des ressources dédiées à l’adaptation sont mises à disposition sur GECO.
Le lancement du PARSADA et le financement de 44 projets (180M€ engagés) traduisent l’accélération des travaux pour trouver des alternatives et accompagner la transition des systèmes. Les démarches comme Ambitions élevages poursuivent cette dynamique d’évolution des filières.
Une histoire en mouvement
À travers cette frise présentée au SIA 2026, l’Acta a souhaité rappeler que l’agriculture française s’est construite par étapes successives : modernisation, structuration, régulation, montée en exigence sanitaire, transition environnementale, transformation numérique et adaptation climatique.
Derrière chaque date, ce sont des travaux scientifiques, des outils techniques, des politiques publiques et des engagements collectifs qui ont contribué à façonner les systèmes agricoles d’aujourd’hui et à préparer ceux de demain.
Direction Administration et Valorisation
Sandrine Huet
Directrice de l'Administration et de la Valorisation
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Direction Administration et Valorisation
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Responsable de la communication digitale
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