27 nouveaux projets de recherche PARSADA financés
2024
Les projets ciblent des risques d’impasses identifiées pour lutter contre les graminées adventices en grandes cultures, le mildiou de la vigne, les ravageurs en fruits et légumes, les taupins en semences, et les bioagresseurs en horticulture et plantes à parfum, aromatiques et médicinales.
Ces projets couvrent 23 filières et 4 thématiques transversales (biocontrôle, agroéquipements, génétique, agriculture de précision).
Le Plan d’Action Stratégique pour l’Anticipation du Retrait des Substances Actives et le Développement d’Alternatives (PARSADA) a été lancé par le ministère en charge de l’agriculture pour anticiper le potentiel retrait européen de certaines substances phytopharmaceutiques et éviter les impasses techniques pour les filières agricoles. Il s’inscrit dans la stratégie Ecophyto 2030 et repose sur le principe « pas d’interdiction sans solutions ». Doté d’environ 146 millions d’euros en 2024 et 45 millions supplémentaires en 2025, il finance des projets applicatifs dont les résultats doivent être transférables aux agriculteurs en trois à cinq ans.
Ces projets se distinguent par leur originalité. Ils ne se limitent pas à remplacer une molécule par une autre mais adoptent une approche combinatoire et systémique. Les leviers mobilisés incluent le biocontrôle, les agroéquipements innovants, les pratiques culturales, la génétique et l’agriculture de précision. Cette logique d’anticipation et d’intégration marque une rupture avec les programmes antérieurs, souvent réactifs par rapport à des situations d’impasse.
Les projets sont concrets car ils ciblent des risques d’impasses identifiées : adventices en grandes cultures, mildiou en vigne, ravageurs en fruits et légumes, taupins en semences, et bioagresseurs en horticulture et PPAM. Parmi les exemples emblématiques figurent GRAMICIBLE et GRAMICOMBI pour la gestion des graminées adventices en grandes cultures, SAVOIR et GETUP pour la vigne, SOLAD-FL et DESHERBENDIVE pour le désherbage en légumes, et OPTIMISTII pour la lutte contre Drosophila suzukii.
Les instituts techniques agricoles occupent une place centrale dans ce dispositif. Ils construisent les plans d’action par filière et pilotent ou contribuent à une majorité de projets. ASTREDHOR coordonne la cellule horticulture et développe des projets sur le désherbage sans herbicides, la gestion des thrips et des insectes piqueurs-suceurs, en partenariat avec VALHOR, l’INRAE et des équipementiers. ITEIPMAI conduit un projet d’agroéquipements innovants pour réduire l’usage d’herbicides en cultures de plantes à parfum, aromatiques et médicinales, avec des tests en conditions réelles et un co-développement avec des industriels.
En définitive, le PARSADA se distingue par son ambition et son caractère opérationnel. Il anticipe les retraits réglementaires, mobilise des financements massifs, favorise des solutions combinatoires et associe fortement les instituts techniques pour accélérer la transition agroécologique et sécuriser la souveraineté alimentaire.