2015 

Plateformes expérimentales permettant de concevoir et valider des systèmes de cultures performants sur les plans économique et environnemental. 

Une réduction moyenne de 20 % des apports d’azote minéral et des émissions de gaz à effet de serre.

Syppre est un projet lancé en 2014 par les instituts techniques Arvalis, Terres Inovia et ITB. Son ambition est de concevoir et tester des systèmes de culture innovants capables de répondre aux grands défis agricoles: maintenir la productivité, garantir la rentabilité et atteindre l’excellence environnementale. Inscrit dans une démarche agroécologique, Syppre vise à réduire la dépendance aux intrants, améliorer la fertilité des sols et limiter les impacts climatiques.

Le projet repose sur une approche globale articulée autour de trois piliers :

  • un observatoire des pratiques agricoles,
  • des plateformes expérimentales et
  • des réseaux d’agriculteurs.

L’observatoire analyse les systèmes actuels grâce à des enquêtes menées auprès de plus de 1 000 exploitants. Les cinq plateformes expérimentales, implantées en Picardie, Champagne, Berry, Lauragais et Béarn, permettent de tester des rotations diversifiées, des couverts végétaux et des stratégies de réduction des engrais et des produits  phytosanitaires.

Les instituts techniques jouent un rôle central dans Syppre. Arvalis pilote les essais sur les céréales, Terres Inovia sur les oléagineux et protéagineux, et ITB sur la betterave sucrière. Ils conçoivent les systèmes, assurent le suivi agronomique, économique et environnemental, et diffusent les résultats via des guides, des formations et des outils de conseil. Cette collaboration garantit des références fiables et applicables sur le terrain. 

L’originalité de Syppre réside dans son approche systémique et participative : il ne s’agit pas de tester une technique isolée, mais des systèmes complets, co-conçus avec les agriculteurs et les experts locaux,  adaptés aux contextes régionaux. Les résultats sont concrets et significatifs : une réduction moyenne de 20 % des apports d’azote minéral et des émissions de gaz à effet de serre, avec un objectif de –50 % d’IFT phytosanitaires sur certaines plateformes. Les résultats en terme de performance économique sont plus nuancés.