2010

Des travaux de recherche initié en 2000 par l’INRA ont permis de créer de nouvelles variétés de vigne plus tolérantes aux maladies fongiques qui ont été évaluées et développées par l’IFV (Institut Français de la vigne et du vin) et ses partenaires régionaux à partir de 2010. 

Les nouvelles variétés ont un potentiel de réduction de 80 % des traitements fongiques sur les vignes. 

Les maladies cryptogamiques comme le mildiou et l’oïdium, introduites en Europe au XIXe siècle, ont longtemps imposé des traitements lourds et coûteux. Malgré la bouillie bordelaise et les fongicides, la viticulture est restée dépendante des traitements phytosanitaires, avec des impacts environnementaux et sanitaires importants. Face à la pression réglementaire (Plan Ecophyto) et aux attentes sociétales, la filière devait trouver une solution durable.

Le programme ResDur, initié en 2000 par l’INRAE, a permis de créer des cépages tolérants. Mais le rôle clé de l’IFV a été de transformer cette innovation scientifique en solution opérationnelle pour les viticulteurs. L’IFV et les partenaires régionaux ont conduit les essais en vignoble, évalué la qualité des vins, adapté les pratiques culturales, formé les professionnels et accompagné l’inscription des variétés au catalogue officiel. L’IFV assure aussi le suivi post-inscription des variétés sous Marque Entav by IFV INRAE pour prévenir le contournement des résistances ( Réseau OSCAR) et garantir la qualité des vins.

Grâce à ce travail, les premières variétés (Artaban, Vidoc, Floreal, Voltis) ont été diffusées dès 2018, suivies par d’autres adaptées aux AOP. Aujourd’hui plus de 20 variétés sont inscrites au catalogue français et leur impact est majeur : réduction des traitements fongicides de 80 %, passant de 12  traitements à seulement 2 par an. Ces avancées améliorent la rentabilité, réduisent l’impact environnemental et répondent aux enjeux de durabilité et de changement climatique.