1980 

Il établit un lien entre les pratiques de fertilisation azotée et les pollutions diffuses des eaux par le nitrate. 

Le Rapport Hénin, remis au gouvernement français en 1980 sous le titre Activités agricoles et qualité des eaux, marque un tournant majeur dans la prise de conscience environnementale. Il établit officiellement la responsabilité des pratiques agricoles, notamment la fertilisation azotée, dans la pollution diffuse des eaux par les nitrates, les phosphates et les pesticides.

Ce rapport s’appuie sur des études menées dans les années 1970 qui montrent la corrélation entre la teneur en nitrates des eaux et les apports excessifs d’azote. Il souligne que les excédents d’engrais azotés, mal maîtrisés, favorisent le lessivage vers les nappes phréatiques, entraînant des risques pour la santé humaine et des phénomènes d’eutrophisation.

Cette publication a eu des conséquences importantes : elle a déclenché la création du CORPEN en 1984, la rédaction du premier code des bonnes pratiques et a préparé le terrain pour la directive Nitrates adoptée en 1991. Le rapport a ainsi catalysé la mise en place d’une politique visant « la bonne dose, au bon moment », et reste une référence pour la gestion durable de l’azote en agriculture.