Face aux aléas climatiques, à la pression des ravageurs et à la nécessité de réduire les intrants, les producteurs de colza font évoluer leurs pratiques. Pour les accompagner, Terres Inovia, membre du réseau Acta, développe des références techniques autour de systèmes de culture plus robustes. L’association du colza avec des plantes compagnes, notamment des légumineuses, s’impose aujourd’hui comme une solution prometteuse. Romain, agriculteur dans l’Yonne, témoigne en vidéo.
Découvrez le nouvel épisode de notre série consacrée aux innovations portées par les instituts techniques agricoles.

La recherche appliquée pour accompagner la transition des exploitations

Les instituts techniques agricoles jouent un rôle central dans l’évolution des systèmes de culture. Leurs travaux de R&D visent à concilier performance économique, résilience agronomique et réduction de l’impact environnemental. Pour le colza, Terres Inovia produit depuis plusieurs années des références techniques qui aident les agriculteurs à repenser leurs itinéraires culturaux.

Qu’est-ce qu’un colza robuste ?

Pour Romain, la robustesse du colza repose sur une approche globale : « Un colza robuste est peu sensible aux bio-agresseurs, résiste mieux aux aléas climatiques et nécessite moins d’intrants. Il repose sur trois piliers : l’implantation, la matière organique et les plantes compagnes. »

Sur son exploitation, l’agriculteur a engagé une transition vers un travail du sol simplifié, avec l’objectif à terme du semis direct.
« Cette année, j’ai décompacté à 30 cm pour restructurer le sol sans le mélanger. Le but est de préserver la structure et la vie du sol. »

Matière organique et plantes compagnes : des alliées stratégiques

L’apport de matière organique est au cœur du système : « Un minimum de 20 tonnes de fumier bovin par hectare. L’azote organique, c’est la clé », explique Romain.

À cela s’ajoute l’association du colza avec des légumineuses comme la féverole, le trèfle ou la lentille. Ces plantes compagnes remplissent plusieurs fonctions :

  • limitation de la pression des insectes ravageurs,
  • amélioration du développement racinaire,
  • apport d’azote au système.

« Elles sont devenues indispensables. Elles protègent le colza et contribuent à sa nutrition », résume l’agriculteur.

Innover pour réduire les intrants

Les travaux de R&D se poursuivent au sein de Terres Inovia, notamment sur des alternatives au phosmet et le développement de solutions de biocontrôle contre les ravageurs du colza.
Ces recherches illustrent la mission portée par l’Acta et ses instituts techniques : mettre l’innovation scientifique au service des agriculteurs, pour accompagner durablement l’évolution des pratiques agricoles.

Retrouvez l’ensemble de la websérie sur notre chaîne Youtube.