Chaque semaine, le Bulletin de Santé du Végétal (BSV) fournit une information gratuite, neutre et territorialisée sur l’état sanitaire des cultures. Alimenté par un réseau national d’observateurs (Chambres d’agriculture, FREDON, Instituts Techniques Agricoles…), il permet aux agriculteurs d’anticiper les bioagresseurs et d’adapter leurs pratiques. Rencontre avec un arboriculteur utilisateur du BSV depuis plus de vingt ans.
Découvrez en vidéo l’épisode 7 de notre série consacrée aux innovations utiles au quotidien dans les domaines agricoles et forestiers.

Le BSV : une veille sanitaire collective à l’échelle nationale

En France, plus de 1 700 observateurs, 300 rédacteurs et 18 animateurs régionaux collectent, analysent et compilent chaque semaine des données issues des vergers, des cultures et des vignobles.

Leur objectif : produire le Bulletin de Santé du Végétal, une véritable “météo des bioagresseurs”, qui permet de suivre l’évolution des ravageurs et des maladies sur chaque territoire.

Pour structurer cette collecte, les acteurs du BSV s’appuient sur Vigicultures®, un outil développé par les Instituts Techniques Agricoles et coordonné par Acta.
Basé sur des protocoles harmonisés, il permet d’observer et de suivre de nombreux bioagresseurs tels que pucerons, carpocapses, cératites ou encore oïdium.

Sur le terrain : “Le BSV, c’est ma lecture hebdomadaire”

Antoine, arboriculteur dans le sud de l’Essonne, cultive pommes, poires, pêches, abricots et prunes sur 17 hectares.

« J’utilise le BSV depuis une vingtaine d’années. Tous les jeudis matin, je le parcours en dix minutes. C’est très visuel, rapide à lire. Les faits marquants sont indiqués dès le début : c’est un résumé précieux. »

Le BSV lui permet notamment d’anticiper des risques difficiles à détecter à l’œil nu :
« Les pucerons, on peut passer à côté. Une alerte me permet d’être à l’affût. Je surveille aussi les carpocapses et les cératites. Les zones urbaines, comme le jardin du Luxembourg, sont souvent en avance : cela me permet de comparer et d’anticiper. »

Anticiper pour mieux intervenir

Pour Antoine, l’intérêt est clair :
« On évite des catastrophes et on intervient plus tôt. »

Le BSV ne se limite pas à l’alerte : il informe aussi sur la présence d’auxiliaires naturels, essentiels pour réguler les ravageurs, et propose des méthodes alternatives (prophylaxie, biocontrôle…).

« C’est aussi un outil de formation continue. »

Un outil en constante évolution pour répondre aux nouveaux enjeux

L’Acta accompagne l’évolution du BSV, notamment à travers le développement de Vigicultures® 2.0.

Parmi les évolutions en cours :

  • harmonisation des contenus via un nouvel éditeur,
  • enrichissement avec davantage de photos,
  • intégration de données issues de capteurs connectés,
  • valorisation accrue des méthodes alternatives.

Dans un contexte de changement climatique et d’apparition de nouveaux bioagresseurs, le BSV s’impose plus que jamais comme un outil essentiel pour sécuriser les cultures et accompagner les transitions agricoles.

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