L’Acta fédère les instituts techniques agricoles pour séduire les jeunes talents
Contexte / Enjeux
Pour séduire les jeunes talents issus de l’enseignement supérieur, l’Acta capitalise sur ses meilleurs atouts : diversité des filières et richesse de ses métiers. Présence dans les forums et sur les réseaux sociaux, actions de communication lors du Salon de l’Agriculture, l’Acta joue pleinement son rôle de tête de réseau pour cultiver la marque employeur des instituts techniques agricoles et booster leur recrutement.
Le saviez-vous ? L’Acta représente 19 instituts techniques agricoles, fédérant plus de 2000 collaborateurs, principalement ingénieurs et techniciens. « Malgré leur rôle central, nous avons constaté un déficit de notoriété du réseau auprès des étudiants », indique Sandrine Huet, Directrice Administration et Valorisation à l’Acta. Ce manque de visibilité pénalise le recrutement. Un constat partagé par Olivier Le Failler, Directeur des ressources humaines chez ARVALIS : « Attirer de nouveaux profils relève parfois du parcours du combattant, en raison d’une méconnaissance des métiers, des implantations rurales ou périurbaines et d’une forte concurrence face aux firmes privées et autres acteurs du secteur ».
Mutualiser les efforts et chasser en meute
Face à ces difficultés, l’Acta joue son rôle de tête de réseau : « Nous avons misé sur le collectif pour être présents dans les forums à travers la France et parler d’une seule voix », explique Sandrine Huet. Des outils de communication partagés ont été créés pour illustrer la richesse du réseau. Une initiative efficace : « Lors de l’Agora-Job à UniLaSalle Beauvais, nous avons rencontré 50 étudiants en une journée, dont certains ont été recrutés en stage », témoigne Olivier Le Failler.

Les chiffres clés
- 12 forums d’écoles d’ingénieurs
- 400 élèves ingénieurs touchés
- 20 élèves ingénieurs ont participé à Impro d’Agro
- 80 spectateurs ont assisté à Impro d’Agro
Mettre en avant le sens des missions
Ce succès s’explique par la découverte d’une diversité de filières largement méconnue : « Les étudiants connaissent parfois ARVALIS, mais rarement l’Ifip (Institut du porc) et encore moins l’ITEIPMAI (l’institut dédié aux plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles) », constate Sandrine Huet. Et si la cible est réceptive, c’est aussi parce que les instituts répondent parfaitement à la quête d’utilité. « Ils incarnent une recherche appliquée indépendante tournée vers des solutions concrètes pour le monde agricole, le tout au sein d’un modèle associatif porteur de sens. » complète Sandrine Huet. Et cerise sur le gâteau, rejoindre le réseau peut être un accélérateur de carrière « Y avoir une expérience, c’est se créer un vaste réseau dans l’écosystème agricole » insiste la directrice.
Des initiatives pour renforcer la marque employeur
À l’occasion du Salon de l’Agriculture 2026, l’Acta a aussi innové dans sa communication via le concours « Impro d’Agro » lors duquel des groupes d’étudiants ont réfléchi à des solutions opérationnelles futures pouvant être déployées par les instituts techniques en 2036. « Une excellente manière de faire découvrir la diversité des filières agricoles, le quotidien des instituts techniques agricoles et les métiers de la R&D appliquée », détaille Sandrine Huet.

En parallèle, l’Acta cultive la marque employeur des instituts sur les réseaux sociaux et « Welcome to the Jungle » en valorisant le parcours des collaborateurs. À travers cette initiative sur l’attractivité des métiers, l’Acta fait valoir son rôle fédérateur des instituts techniques agricoles en développant une stratégie commune. « Cette dynamique permet de fédérer les énergies, de faire des économies d’échelle et de mutualiser le temps et les moyens. C’est une démarche vertueuse pour tous, qui permet de réaffirmer le rôle et le sens des missions de chacun. » conclut Sandrine Huet.