VIDÉO 3 "Tour de France des innovations" - Génomique bovine : anticiper la performance et la durabilité des troupeaux avec l’Idele
Au cœur des innovations portées par les instituts techniques agricoles, la génomique s’est imposée comme un outil structurant pour l’élevage bovin. Dans ce nouvel épisode de la série Tour de France de l’innovation, l’Acta met en lumière les travaux de l’Idele – Institut de l’élevage, qui permettent aux éleveurs d’anticiper les performances, la santé et la robustesse de leurs animaux grâce à des données génétiques fiables.
La génomique, une innovation entrée dans le quotidien des élevages
Longtemps cantonnée à la recherche, la génomique fait désormais partie des pratiques courantes en élevage bovin. Elle repose sur le croisement des informations génétiques (génotypes) et des données observées sur les animaux (phénotypes), afin d’estimer très tôt leur potentiel.
L’Idele, membre du réseau Acta, a contribué activement au développement de cette approche et poursuit ses travaux de recherche et développement pour en élargir les usages.
Des données pour mieux sélectionner les animaux
Aujourd’hui, plus de 3 millions de bovins ont déjà été génotypés, avec environ 400 000 nouveaux animaux analysés chaque année. Ces données permettent aux éleveurs de mieux cibler les femelles à conserver pour le renouvellement du troupeau et d’optimiser leurs choix de reproduction.
L’enjeu est double : améliorer les performances technico-économiques des exploitations tout en renforçant la durabilité des systèmes d’élevage.
Sur le terrain, des résultats mesurables
Dans la vidéo, Régis Gautier, éleveur laitier, témoigne de l’apport concret de la génomique dans son exploitation : « C’est devenu indispensable. Nous génotypons toutes les femelles. » Associée à l’utilisation de semences sexées, cette stratégie lui permet de renouveler son troupeau avec les meilleures génisses et de valoriser les autres animaux en croisement.
Des perspectives pour des élevages plus durables
Les travaux menés par l’Idele ouvrent également la voie à de nouveaux critères de sélection. À terme, la génomique contribuera à réduire les émissions de méthane, à améliorer la tolérance des animaux aux fortes chaleurs ou encore à favoriser la précocité des génisses.
Autant de leviers qui permettent de concilier performance économique, bien-être animal et adaptation au changement climatique. Une illustration concrète de la mission portée par l’Acta et son réseau : accompagner les filières vers des élevages toujours plus durables.