Implantation des premiers vergers mur fruitier en France
1999
Le mur fruitier est une technique qui rend les vergers compacts et faciles à mécaniser. Elle a été créée par le CTIFL pour réduire les coûts de main-d’œuvre et améliorer les rendements.
Economie de 80 à 100 heures/ha sur la taille.
Les premiers vergers en Mur fruitier ont été implantés en France dans les années 1990, après les recherches du CTIFL à Lanxade (Dordogne). L’objectif était de mécaniser les vergers pour réduire la main-d’œuvre et les coûts tout en maintenant la qualité des fruits.
Ce concept est lié au développement du robot de récolte “Magali”, qui nécessitait des arbres en deux dimensions. Bien que le robot ait été abandonné, les essais ont montré des résultats prometteurs.
Le Mur fruitier consiste en une haie étroite (60 cm au sommet, 80 cm à la base) avec des coursonnes sur le tronc. La taille mécanique inspirée de la taille Lorette maintient cette forme, et les plants en double axe sont privilégiés. Cette conduite améliore la lumière, la coloration et le calibre des fruits, et facilite la taille, l’éclaircissage et l’effeuillage mécaniques.
Les gains sont importants : économie de 80 à 100 h/ha/an, rendement de 60 à 90 t/ha en conventionnel et 40 à 50 t/ha en bio, production dès la 2ᵉ année (15 à 20 t/ha).
La récolte manuelle est plus efficace (+15 %), et le retour sur investissement est rapide malgré un coût d’installation supérieur de 7 %.
Le Mur fruitier limite les brûlures par insolation, améliore la pénétration des phytosanitaires et facilite la pose de filets et le désherbage mécanique.
Des essais sont en cours pour d’autres espèces (prunier, cerisier, pêcher, abricotier).
Cette forme s’impose comme la plus adaptée à la mécanisation et à la rentabilité des vergers modernes.