Les États généraux du développement agricole
1983
Dans un contexte de crise et de mutation (compétition internationale, désertification rurale, volatilité des prix, …), des États généraux sont organisés pour repenser les politiques publiques avec une volonté de consultation large des acteurs du monde rural.
L’agriculture française des années 1980 connaît une modernisation rapide avec mécanisation et investissements élevés.
L’emploi agricole chute fortement, entraînant un exode rural et la concentration des exploitations. Les petites fermes disparaissent au profit de structures plus productives. L’élevage, notamment bovin, est en crise tandis que les productions végétales progressent. De nombreuses exploitations rencontrent des difficultés financières et la concurrence internationale s’intensifie. Les prix agricoles deviennent instables, aggravant la précarité des revenus. Les mutations sociales modifient le statut des agriculteurs et les rôles familiaux.
La désertification rurale s’accélère dans les zones marginales. Face à ces défis, le gouvernement organise en 1982-1983 les États généraux du développement agricole pour repenser les politiques publiques.
Cette concertation marque une étape importante pour la reconnaissance de la diversité des agricultures et l’adaptation des stratégies de développement rural avec notamment le développement des approches participatives, ancrées sur le terrain, plus collectives et mettant en avant des visions systémiques qui ont fortement inspiré les travaux des instituts techniques.
S’en suit le début de l’utilisation des sciences sociales dans les Instituts avec les approches de conseil collectif.