1982 

Il modernise les pratiques expérimentales en agriculture et favorise une culture de la précision et de la fiabilité des résultats expérimentaux.  

6000 licences ont été diffusées dans les Instituts techniques, Chambres d’agriculture et coopératives. 

Le logiciel STATITCF a été conçu par le service statistique de l’Institut Technique des Céréales et des Fourrages (ITCF) au début des années 1980 pour répondre aux besoins des ingénieurs agronomes dans l’analyse des résultats d’essais. Sa création marque une étape décisive dans la modernisation des pratiques expérimentales en agriculture. Avant son apparition, le traitement des données était essentiellement manuel, ce qui limitait la précision et la rapidité des analyses.

STATITCF a permis d’automatiser le calcul statistique et d’offrir des outils ergonomiques pour interpréter les résultats des essais variétaux et agronomiques. La version 4, diffusée en 1987-1988, a consolidé son rôle comme référence dans le secteur. Dans les années 1990, il s’est imposé dans les réseaux d’évaluation des variétés pour des cultures majeures comme les céréales, le maïs, la betterave, la pomme de terre, les oléagineux et les protéagineux.

Grâce à lui, les instituts techniques ont pu classer les performances des nouvelles variétés avec rigueur scientifique, ce qui a contribué à l’amélioration génétique et à la compétitivité des filières végétales.

Son usage s’est même étendu à d’autres secteurs, comme l’automobile, preuve de sa robustesse méthodologique. STATITCF a formé toute une génération d’agronomes à l’analyse statistique, en introduisant des concepts comme les tests de significativité et les comparaisons multiples dans les pratiques courantes. Il a ainsi favorisé une culture de la précision et de la fiabilité des résultats expérimentaux.

À partir des années 2010, il a été progressivement remplacé par des solutions plus modernes comme Expé-R et SAS, mais son empreinte reste forte : il a été le premier outil à structurer le traitement informatisé des données agronomiques et à professionnaliser l’expérimentation au champ. Son impact se mesure à la qualité des décisions techniques qu’il a permis, influençant directement les choix variétaux et les recommandations agronomiques pour des millions d’hectares cultivés.