1990 

Thèse INRA : le blé est capable de stocker du nitrate dans la base des tiges.  

Ces travaux déboucheront la mise en place d’outils d’aide à la décision pour le pilotage de la fertilisation azotée. 

Les recherches menées par l’INRA, notamment à Laon, ont démontré que le blé est capable de stocker des nitrates dans ses tissus, en particulier à la base des tiges, constituant ainsi une réserve mobilisable pour anticiper les besoins de croissance.

Cette découverte a permis de mieux comprendre la dynamique de l’azote dans la plante : le nitrate n’est pas seulement un flux d’absorption mais un stock stratégique qui soutient la croissance lors des phases critiques, comme la montaison.

La teneur en nitrate dans les jus de base de tige s’est révélée être un indicateur précoce de l’état nutritionnel, permettant de détecter une carence avant que la croissance ou la teneur totale en azote ne soient affectées. Ces travaux ont conduit à la conception d’outils innovants comme Jubil®, qui associe la méthode du bilan prévisionnel avec la mesure du nitrate dans le jus de tige pour ajuster les apports tardifs.

Cette approche améliore la précision des apports, réduit les risques de sur-fertilisation et contribue à limiter les pertes d’azote dans l’environnement, tout en garantissant la qualité des récoltes. Elle illustre comment les connaissances en physiologie  peuvent conduire à des solutions concrètes pour une fertilisation raisonnée et durable.