Développement de la génétique animale
1966
Mise en place du contrôle de performance dans les élevages pour améliorer les croisements entre animaux.
La production laitière par animal est multipliée par 2,5 en 50 ans
Plus d’une centaine de lignées pures avicoles et aquacoles sont sélectionnées par une trentaine d’entreprises en France avec l’appui du SYSAAF, par délégation de l’ITAVI.
Le développement de la génétique animale en France repose sur plusieurs étapes clés.
Dès 1952, la sélection avicole s’organisait autour du SYSAAF.
En 1966, la loi sur l’élevage crée un cadre légal pour organiser la sélection animale, confiée à l’Institut de l’Elevage en ruminant. Dans les années 1970-1980, les contrôles de performances en ferme et en station se généralisent, constituant la base des évaluations génétiques. En volaille, des lignées spécialisées (ponte et chair) sont créées.
Dans les années 1990, les premiers index génétiques IBOVAL sont mis en place pour les races allaitantes, en partenariat avec l’INRA et les organismes de sélection.
En 2006, la réforme de la loi sur l’élevage met fin aux monopoles d’insémination, ouvrant la voie à plus de concurrence. En 2010, la sélection génomique est lancée en France, permettant d’évaluer le potentiel génétique d’un animal dès sa naissance grâce à son ADN.
L’Institut de l’Elevage joue un rôle central dans cette évolution : coordination nationale, production et diffusion des index, appui à la sélection génomique, recherche et innovation, gestion des données et outils numériques.
En aviculture et en aquaculture, le SYSAAF par délégation de l’ITAVI assure ce même rôle. Ces avancées ont permis d’améliorer la productivité, la santé des troupeaux et la durabilité des systèmes d’élevage.