Contexte / Enjeux

L’objectif du projet OIDI-UV (2019-2022) était de tester les effets d’un traitement contre l’oïdium à base de flashs UV-C puis d’optimiser le procédé et de fournir des consignes d’utilisation afin de maximiser l’efficacité des traitements. Trois instituts techniques agricoles, ASTREDHOR Institut technique des professionnels du végétal, CTIFL (Centre technique interprofesionnel des fruits et légumes) et IFV (Institut français de la vigne et du vin), et deux partenaires scientifiques se sont associés dans ce projet pour travailler sur l’oïdium de la vigne, de la tomate et du rosier.

Les expérimentations mises en place par ASTREDHOR Méditerranée (Scradh) ont permis d’étudier les réactions des roses aux traitement UV-C. Les résultats montrent que toutes les variétés réagissent positivement aux stimulations par les UV-C appliqués, mais que l’intensité de la réaction est variété-dépendante. Le projet a également permis d’établir que l’effet obtenu dépend de la zone stimulée. Bien que la systémie des UV-C dans la plante soit établie (donnée mise en évidence par nos partenaires) un traitement des organes cibles à protéger s’avère plus efficace qu’une stimulation localisée de la culture. L’emploi des UV-C permet de réduire drastiquement dans ces essais le recours aux fongicides conventionnels. On constate ainsi une baisse de l’Indice de Fréquence de Traitement (IFT) pour les fongicides conventionnels de 30% à 72% selon la variété et la zone stimulée.

Les essais mis en place par le CTIFL sur les tomates ont eu lieu en conditions contrôlées et en condition réelles de production. En conditions contrôlées, l’application UV-C avant et après inoculation de l’oïdium augmente les défenses de la plante, cela permet de réduire de 50 à 60 % la quantité de maladie et le pourcentage de germination des spores diminue. En condition de production, les traitements UV-C n’ont pas eu d’influence sur le rendement, ni sur la charge en fruit et la qualité des tomates. L’application d’UV-C a réduit l’impact du mildiou et une faible charge en fruits est favorable à l’effet positif des flashs d’UV-C. Comme pour les essais sur rosiers, les résultats ont montré que les variétés réagissent de façon positive aux UV-C, mais que l’intensité de la réaction est variété-dépendante.

Les essais menés sur vigne, à l’IFV ont montré un intérêt des traitements UV-C en condition de pression faible à modéré et en association. Au cours des essais il n’a pas été mis en avant des effets négatifs sur la photosynthèse et sur la respiration de la vigne. Les horaires d’application pour une meilleure efficacité des UVC semble se situer tôt le matin. Il n’y a pas eu de différence de résultat si les feuilles sont stimulées sur une face ou bien sur les deux faces. Pour finir, la stimulation avec des UVC n’a pas d’impact sur la cinétique de fermentation des vins. (projet co-financé par le CasDAR). .

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Contacts :

Jérôme COUTANT
Astredhor – Institut technique des professionnels du végétal
jerome.coutant@astredhor.fr

Raphaël TISIOT
ITEIPMAI – Institut technique des plantes à parfum, aromatiques et médicinales
tisiot@ctifl.fr
Eric CHANTELOT
IFV – Institut français de la vigne et du vin
eric.chantelot@vignevin.com

Les experts des instituts techniques agricoles (ITA) participent au congrès international d’horticulture (IHC), du 14 au 20 août 2022 à Angers où ils présentent ce projet.