Santé des plantes et des animaux, biocontrôle et bien-être animal

L’action des Instituts Techniques Agricoles répond à un besoin essentiel pour les agriculteurs et les éleveurs : disposer d’outils et de méthodes de protection intégrée et de prévention efficaces des cultures et des animaux, permettant de limiter au maximum les pertes économiques tout en tenant le plus grand compte des risques induits pour la santé et l’environnement.

Leurs travaux portent sur :
– une meilleure connaissance de la biologie et de l’épidémiologie de chaque pathologie, maladie ou prédateur, l’élaboration de grilles de risques et de modèles ;
– la connaissance des pratiques des agriculteurs et des éleveurs, de leur motivation pour identifier les freins et les motivations face au changement,
– la mise au point d’itinéraires techniques et de méthodes alternatives pour maitriser les pathologies ou maladies

– la mise en place de réseaux d’expérimentation dans une logique de gestion intégrée de la santé des plantes et des animaux,
– la mise au point et la diffusion de guides pratiques et d’outils d’aide à la décision Les instituts techniques des filières végétales réalisent également une évaluation indépendante des solutions proposées par l’agrofourniture (produits phytosanitaires, biocontrôle, etc…)

Les instituts techniques des filières animales conduisent des actions coordonnées en faveur du bien-être animal dans le cadre du RMT “Bien-être animal”. Ils apportent leur expertise pour accompagner les autorités françaises et les organisations d’éleveurs dans la préparation des évolutions  réglementaires, en particulier à l’échelle européenne. Ils attachent aussi
une attention particulière à l’accompagnement des éleveurs et aux retombées pratiques de leurs travaux.

 

Multi-performance des cultures horticoles
protégées : pour réduire l’usage des pesticides

Pourquoi créer l’UMT FioriMed ?

La filière horticole s’inscrit dans un marché mondialisé avec des échanges importants de matériel végétal “plante entière” qui nécessitent une vigilance particulière au regard des risques d’entrée de bio-agresseurs. Ces derniers peuvent mettre à mal les stratégies de protection intégrée en place. L’acceptabilité environnementale des cultures horticoles et leur durabilité doivent donc être questionnées sous l’angle des pratiques d’utilisation de produits phytosanitaires.


Quels sont ses objectifs en quelques mots ?
Lancée en septembre 2015 pour cinq ans, l’Unité Mixte Technologique FioriMed “Multi-performance des cultures horticoles protégées” est portée par ASTREDHOR et l’Institut National de la Recherche Agronomique, avec trois
partenaires associés : la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, l’Inria de Sophia Antipolis et EPLEFPA, le Pôle de Formation Vert d’Azur d’Antibes. Cette plateforme collaborative vise à réduire l’usage des pesticides dans les
cultures ornementales protégées en réponse au plan Ecophyto grâce à la réalisation de programmes de R&D au sein de l’UMR Institut Sophia Agrobiotech, pôle Santé des Plantes de Sophia-Antipolis. L’objectif à terme est de mettre au point un outil d’aide à la décision, de lui intégrer les tactiques et stratégies validées en conditions réelles, pour faciliter le pilotage de la protection intégrée sous abri.

Comment travaille ce laboratoire destiné à lever les verrous existants de la protection intégrée ?
L’UMT FioriMed est construit autour de trois piliers pour développer de nouvelles stratégies durables pour les cultures ornementales : coconception par processus d’amélioration continue de stratégies de protection intégrée, nouvelles connaissances et technologies innovantes, co-innovation et dissémination. Il renforce le partenariat historique de recherche, de formation
et de développement entre ASTREDHOR et l’Inra, deux structures complémentaires.
bruno.paris@astredhor.fr

www.umt-fiorimed.eu

 

 

Améliorer la pulvérisation en arboriculture : le projet PuLVARBO

 Quels réglages pour des pratiques répondant aux enjeux techniques, réglementaires, environnementaux et sociétaux?

La maîtrise des quantités de produits phytosanitaires appliquées est un enjeu majeur pour la filière arboriculture, importante consommatrice avec un IFT moyen de 17, pouvant aller jusqu’à 36 en pommes de table. Dans nos conditions climatiques, ces productions sont confrontées, à diverses pressions de maladies et ravageurs ayant un impact économique sur la production.
L’application par pulvérisation de produits phytosanitaires reste la plupart du temps incontournable pour produire des fruits de qualité, dans un contexte socio-économique viable et pérenne.
Face aux spécificités liées au type de pulvérisation en arboriculture (jet porté) générant des problèmes de dérive et face aux évolutions réglementaires,
l’arboriculteur se retrouve souvent dans des impasses techniques. Une réflexion s’est engagée en lien avec les partenaires publiques et privés et a abouti à la construction du projet PULVARBO ou comment optimiser la
pulvérisation en arboriculture ? Débuté en 2015, financé par l’ONEMA dans le cadre du plan Écophyto, ce projet est piloté par le Ctifl, en partenariat avec l’Irstéa, les stations expérimentales du Cehm, La Morinière, La Pugère, le Cefel, la filière cidricole (IFPC, CRA Normandie, Agrial, APPCM et mené en étroite collaboration avec la DGAL, les équipementiers et les firmes phytosanitaires.
Les deux objectifs principaux sont : la réduction des intrants phytosanitaires par la conception d’un outil d’adaptation des doses tenant compte de l’évolution de la surface foliaire au cours du cycle végétatif et la limitation des pertes dans l’environnement par l’étude des moyens à mettre en oeuvre pour limiter la dérive (optimisation du matériel, des réglages et des pratiques). Ce projet permettra d’approfondir nos connaissances sur la qualité de pulvérisation. Une meilleure connaissance du devenir de la bouillie pulvérisée au sein des 3 compartiments canopée/air/sol est essentielle pour accompagner l’innovation susceptible d’améliorer le fonctionnement des appareils de traitement mais aussi les réglages et les pratiques mises en oeuvre par les arboriculteurs.

verpont@ctifl.fr

 

Contacts ACTA :

Correspondante ITA pour le plan Eco-antibio : valerie.david@idele.fr