Apporter un appui aux filières par l’amélioration et la caractérisation de la qualité des produits

L’ensemble des instituts techniques conduisent des travaux sur le thème de qualité des produits, en appui aux filières agricoles (la qualité étant un critère d’accès aux marchés) mais aussi des pouvoirs publics, afin d’éclairer les décisions réglementaires. Les instituts œuvrent pour quatre  principaux axes en faveur de la qualité : tout d’abord la dimension sanitaire, puis la qualité technologique et la qualité organoleptique. Enfin, plus généralement, les instituts organisent et accompagnent les démarches collectives des filières

 

Qualité sanitaire

Les instituts réalisent des travaux sur différents contaminants susceptibles d’affecter la qualité sanitaire des produits. Il peut s’agir des mycotoxines, des éléments traces métalliques (ETM), des salmonelles, listeria, des insectes au stockage, des résidus phytosanitaires.

Ces actions sont renforcées par une mise en réseau sur certaines thématiques au travers de RMT (Quasaprove, produits fermentés et distillés) ou d’UMT (Novacidre, en lien avec l’Actia), ainsi que sur la mise en œuvre de la traçabilité des animaux et des itinéraires techniques de production (charte des Bonnes Pratiques d’Elevage).

Enfin, les instituts ont participé à la rédaction de Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiènes (GBPH), dans le cadre de leur coopération avec les autorités sanitaires administratives.

Parmi les travaux réalisés, peuvent être cités : l’IFV qui travaille sur l’impact des pratiques viticoles sur les goûts moisi-terreux des vins, l’Itavi et l’Ifip pour leurs travaux sur les salmonelles en élevage, , le Cetiom et l’Ifip qui collaborent dans le cadre de plans de surveillance des ETM.

Par ailleurs, l’Acta est porteur du RMT Quasaprove dont les principaux résultats portent sur la diffusion de l’information sur la qualité sanitaire, la rédaction de protocoles sur les prélèvements et le recueil de méthodes d’analyses, les facteurs de transfert des contaminants, la mise en réseau des acteurs et des travaux, etc.

Enfin, la dynamique générale de cette action amène les instituts à fréquemment collaborer avec l’Anses ou encore la DGAl.

 

Qualité technologique

Les instituts participent à l’amélioration de la qualité technologique des produits, garant d’une valorisation optimale par la transformation aval.

A titre d’exemple, citons : le Cetiom qui travaille sur l’adaptation des systèmes de culture pour atteindre les objectifs de qualité, sur les processus de transformation des produits ainsi que sur les biocarburants ;Arvalis qui travaille sur l’aptitude boulangère des blés, l’IFV participe à l’amélioration de la qualité des raisins, l’itinéraire de transformation à la cave, ainsi que sur l’évaluation des équipements et process innovants notamment dans le cadre de l’UMT Vinitera ; l’Itavi, au travers de l’UMT Bird, réalise des travaux sur l’amélioration de la qualité technique des filets à l’abattage ; l’Institut de l’Elevage qui participe à l’UMT Riel et réalise des travaux sur la qualité du lait (composition et fonctionnalités), contribue aussi aux productions du RMT Fromages de Terroir ; l’Ifip travaille sur la réduction des teneurs en sel en charcuterie …

 

Qualité organoleptique et nutritionnelle

Une fois les produits transformés en biens de consommation, leur perception par les consommateurs est primordiale pour leur conférer la meilleure valeur marchande.  A titre d’exemple, on peut citer les travaux de l’IFV sur les qualités aromatiques de moûts de raisin.

 

Accompagnement de la filière dans les démarches de qualité

Les instituts participent à l’accompagnement de la filière vers des démarches, de qualité dans le cadre de leurs missions définies dans le contrat d’objectif.

Ainsi, les actions de soutien à la mise en place de la traçabilité des animaux, à l’élaboration de démarches de reconnaissance de la qualité des produits (AOC, labels, etc.), aux chartes de bonnes pratiques d’élevage.

 

Contact : emilie.donnat@acta.asso.fr