Numérique et robotique

Les modalités de collecte de l’information se multiplient (agroéquipements, satellites, drones, capteurs au champ ou dans les bâtiments d’élevage). La qualification et le traitement des données sont essentiels pour les instituts techniques agricoles afin de concevoir des services ou produits (équipements, robots…) pour une agriculture précise, compétitive et durable.

Les instituts techniques restent mobilisés dans API-AGRO SAS, qui a vocation de faciliter l'interopérabilité des systèmes et de gérer le consentement des détenteurs de données. L’agriculture est un domaine d’application privilégié des utilisations du numérique : outils d’aide à la décision (OAD), capteurs d’état du végétal, des animaux ou du milieu, capteurs embarqués sur les machines agricoles, robots, météo spatialisée, nouveaux gisements de données agricoles… Parallèlement, les NTIC* renouvellent les outils et les pratiques de transfert et de valorisation.

Les instituts techniques agricoles développent une expertise reconnue dans les domaines du traitement de données massives, de la modélisation, des capteurs et de conception d’OAD. Ces derniers se développent encore trop de manière indépendante et il y a un besoin de combiner les leviers pour proposer des solutions globales aux agriculteurs. La stratégie du réseau des instituts techniques poursuit sa structuration autour du “réseau numérique et agriculture“ à l’initiative d’une large diversité de projets au service des filières. L’importance du collectif pour transformer en réalisations concrètes l’intérêt que suscite cette thématique est fondamental. Les méthodes de travail des ITA évoluent et il faut aller chercher l’innovation à l’extérieur des circuits habituels. Les hackathons ou la participation à des projets sur des thématiques émergentes avec des acteurs nouveaux y contribuent.

L’évaluation en conditions réelles des technologies développées par les entreprises innovantes (start-up ou grands groupes) est un axe qui s’est aussi renforcé avec la labellisation des Digifermes®, portant à 13 en 2019 ces terrains d’expérimentation et de démonstration.

Enfin, l’Acta et plusieurs instituts techniques agricoles participent au réseau mixte technologique “Agroetica“, dont l’un des objectifs est le développement de la robotique agricole. En effet, si les premiers robots sont apparus il y a une vingtaine d’années (robots de traite, robots d’affouragement ou de nettoyage), les robots capables d’évoluer dans des milieux ouverts pour accomplir différentes tâches sont encore au stade du développement. Des verrous techniques restent à lever en ce qui concerne les capacités de perception artificielle, de reconfiguration, de vitesse de travail et d’interface homme-machine.

*Nouvelles technologies de l’information et de la communication