Génétique et biotechnologies

La génétique est un levier majeur pour améliorer les performances des productions
tant végétales qu’animales. Les objectifs de recherches en amélioration et sélection
s’élargissent pour répondre aux enjeux de multiperformances, de lutte contre le
changement climatique ou de bioéconomie.

 

La contribution des instituts techniques agricoles est multiple : création variétale, gestion et conservation de ressources génétiques, évaluation

de variétés, phénotypage, encadrement du dispositif génétique français pour les filières animales, échange de données et élaboration de normes internationales et génomique.

La création variétale et la conservation des ressources génétiques est un axe essentiel pour les petites productions végétales (plantes médicinales, aromatiques ou à parfum …) ou les races à petits effectifs.

Les Instituts Techniques Agricoles contribuent à l’évaluation du matériel génétique, étape primordiale pour développer des schémas de sélection en correspondance avec les objectifs déterminés par les filières. Les caractères d’intérêt sont nombreux : résistances aux maladies, tolérance à la sécheresse ou à la chaleur, robustesse des animaux, adéquation de la qualité aux usages alimentaires ou aux besoins des bio-industries.

Désormais, les Instituts Techniques Agricoles s’investissent dans des programmes de biotechnologies et de phénotypage à haut débit pour augmenter considérablement les observations des propriétés des plantes ou des animaux et accélérer le progrès génétique. Ces programmes soulèvent de nouvelles questions en termes d’analyses de données massives.

 

Phénofield® , un outil de recherche unique pour
étudier la tolérance à la sécheresse

     

p.gate@arvalisinstitutduvegetal.fr  www.arvalisinstitutduvegetal.fr

 

Le phénotypage (caractérisation fine du matériel végétal) constitue un enjeu majeur pour décrire et sélectionner les plantes de demain, en particulier dans un contexte de changement climatique.Le 12 mai 2015, en présence de nombreux responsables politiques et professionnels nationaux et régionaux, ARVALIS - Institut du végétal a inauguré PhénoField®, le 1er outil européen de recherche en plein champ qui permet de comprendre l’élaboration du rendement du maïs, du blé et d’autres espècesde grandes cultures en situation de déficit hydrique.

Située à Ouzouer-le-Marché (41), dans la plaine de la Beauce, à 150 km au sud de Paris, cette nouvelle plateforme d’expérimentation mobilise des technologies et des capteurs uniques et participe à l’accélération de la sélection variétale.
Elle permet d’acquérir des millions de données permettant d’identifier les gènes qui contribuent à la tolérance à la sécheresse du maïs et du blé et de développer de nouvelles variétés.
PhénoField® combine, sur une superficie de 5000 m2, 8 toits roulants pouvant se déplacer au-dessus des parcelles pour protéger les expérimentations de la pluie ou les irriguer et un dispositif innovant de capteurs de phénotypage “haut débit” effectuant à haute fréquence des mesures physiques non destructrices sur la croissance et le développement des plantes.
En cherchant à déterminer les gènes contribuant à la tolérance à la sécheresse des cultures, PhénoField® constitue une réponse aux défis du changement climatique.
La plateforme de recherche PhénoField® s’inscrit dans les actions du programme Investissements d’avenir mis en place par l’état en 2012,
en particulier dans le projet “Phénome”, le réseau français de phénotypage à haut débit.

                                         

Développement d’une stratégie de lutte intégrée contre le mildiou du basilic

Le basilic est une espèce majeure pour la production d’aromatiques en France. La production de plein champ est importante pour le marché du frais et de la surgélation (chiffres d’affaires estimés de 10 à 20 millions € pour le basilic à
destination de la surgélation et de 7 à 9 millions d’euros pour le marchés du frais). Elle est également l’espèce phare des gammes d’aromatiques
en pots à destination du grand public et constitue une voie de diversification appréciable pour les horticulteurs (15% des ventes de la jardinerie d’amateurs). Depuis plusieurs années, une maladie fongique émergente, le mildiou, s’attaque aux productions de basilic et se développe dans de nombreux pays. Elle provoque des pertes qui mettent en péril l’existence même
de la production à court terme.
Devant l’importance stratégique de cette espèce et l’absence de solution, l’iteipmai, en collaboration avec le réseau ASTREDHOR et des partenaires professionnels et universitaires, a lancé un programme de recherche visant à trouver des moyens de lutte. Ce programme aborde cette pathologie par une approche multifactorielle inédite, alliant la génétique, la protection des cultures et une approche système, alimentés par une étude des relations plante-pathogène.
Les travaux visent à trouver des solutions techniques, applicables par les professionnels agricoles (culture de plein champ et sous abris) et horticoles (culture de serre). Ces solutions prendront la forme :
– de produits de santé des plantes, conventionnelles et alternatives efficaces,
– de variétés résistantes ou tolérantes au pathogène respectant les standards de la production,
– de préconisations techniques et de mesures prophylactiques limitant l’impact de la maladie sur les différents systèmes de culture.
Les bénéficiaires directs de ces travaux sont les structures professionnelles de production, avec les agriculteurs et horticulteurs.

philippe.gallois@iteipmai.fr

 

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