Equipements et matériels

Le secteur des agroéquipements avec 30 000 tracteurs immatriculés par an, 6,2 milliards d’euros par an investis par les agriculteurs pour les matériels et les bâtiments (soit 30 % des charges de l’exploitation), a un rôle important dans la transition vers une agriculture multi performante. A ce titre, il entre pleinement dans les préoccupations des ITA.

En effet, grâce à l’amélioration des connaissances agronomiques et au progrès technologiques (mesure de l’état des milieux grâce à l’utilisation de capteurs, utilisation d’image satellitaires et dedrones, utilisation de nouveaux matériaux, conception de moteurs plus performants, etc.), les agroéquipements peuvent répondre à plusieurs enjeux :

  • La diminution des intrants phytosanitaires et des fertilisants chimiques (évaluation des besoins de la végétation, amélioration des techniques de pulvérisation, amélioration de l’épandage,…) ;
  • L’entretien des sols avec mise en œuvre de stratégies combinant outils mécaniques, enherbements, et herbicides réduits au strict nécessaire, est peut être à expliciter en tant que tel (en complément des aspects phyto/protection sanitaire, eu égard aux enjeux de qualité de l’eau,
  • L’amélioration des rendements d’utilisation des matérielset la diminution des charges fixes ; à ce niveau, l’enjeu « robotisation » est à souligner,
  • La limitation des consommations d’énergie fossile (amélioration de l’efficacité des agroéquipements, optimisation du poids et des moteurs, moteur fonctionnant aux énergies renouvelables,…) ;
  • L’optimisation des consommations en eau (optimisation des matériels d’irrigation des cultures,…) ;
  • Les conditions de travail et la recherche d’une moindre pénibilité ;
  • L’optimisation de la conduite des cultures et des élevages (Amélioration de la gestion de l’énergie et de l’ambiance en bâtiment, monitoring individuel grâce à des équipements de surveillance et de mesure de performance) ;
  • Les sources d’information qui aident à la prise de décision individuelle, collective voire publique qu’elle porte sur des choix tactiques ou stratégiques.

Les ITA du réseau sont surtout investis sur des missions de transfert et d’appropriation des innovations technologiques. Au même titre que pour les intrants et les innovations variétales, ils se doivent d’éclairer les professionnels des filières sur l’intérêt des produits lancés par les équipementiers.

Le réseau des instituts techniques participe à plusieurs dispositifs permettant d’orienter, de développer et de valoriser les recherches sur les agroéquipements comme le RMT AgroETICA, l’UMT CAPTE (ARVALIS, CETIOM, ITB, INRA) ou l’UMT ECOTECH VITI (IFV IRSTEA- Montpellier Supagro)

De plus, l’ACTA a pilotée une action exploratoire, en collaboration avec le CEA Leti, dont le but était de réaliser une analyse approfondie des besoins biotechniques des filièresdu monde agricole afin de générer des idées à la fois originales et pertinentes à partir d’opportunités nouvelles, offertes par les technologies développées au CEA-Leti. Ces pistes pourront donner lieu à des projets collectifs ou collaboratifs.

En matière de bâtiment d’élevage, les instituts des filières animales proposent des approches multi-critères pour évaluer la conception et les aménagements des bâtiments en fonction de l’organisation du travail, du bien-être des animaux et de la maîtrise sanitaire, l’impact environnemental et l’efficacité économique. Le RMT « Bâtiments d’élevage » facilite la coordination de ces travaux.

Contact : samy.ait-amar@acta.asso.fr