Structure adossée : FNAMS

ARVALIS - Institut du végétal

Un programme de recherche en cohérence avec les orientations du contrat d’objectifs

Le programme d’activités d’ARVALIS - Institut du végétal est structuré en 10 « défis » :

 

Les défis de la production pour produire PLUS et produire MIEUX :

Augmenter et régulariser les rendements :

Les programmes de recherche sur ce thème impactent tous les maillons depuis les critères de sélection des nouvelles variétés jusqu’aux pratiques culturales permettant d’en exprimer le potentiel génétique :

  • Diagnostiquer les principaux facteurs limitants (biotiques/abiotiques) par grand bassin de production.
  • Élaborer des ensembles variétaux cohérents à l’échelle régionale, offrant des performances de productivité et de qualité adaptée aux débouchés.
  • Orienter la sélection sur les caractères d’intérêt les plus performants vis-à-vis du «produire plus».
  • Proposer des itinéraires techniques par système de culture qui concourent à exprimer le progrès génétique et à lever les facteurs limitant.
  • Cerner le potentiel de culture « en temps réel » pour pouvoir optimiser les pratiques culturales.

 

Produire et conserver jusqu’aux produits finis, des matières premières adaptées aux différents débouchés :

  • Prendre en compte les segmentations des marchés dans les méthodes d’évaluation des qualités.
  • Décrire les qualités technologiques, sanitaires, nutritionnelles des matières premières.
  • Permettre aux agriculteurs de produire des matières de qualité adaptées aux débouchés.
  • Développer des outils et des méthodes pour maîtriser et gérer la variabilité des qualités.
  • Maintenir durablement les qualités en évitant la dégradation des denrées à la récolte, au stockage, au conditionnement et jusqu’à l’utilisateur final.
  • Concevoir des méthodes innovantes permettant de teiller le lin, de récolter mécaniquement et d’effeuiller le tabac pour une diminution des temps de travail et de la pénibilité.
  • Établir des recommandations pour maîtriser la consommation énergétique au stockage des céréales et des pommes de terre ou au séchage du tabac.


 

Le défi de la protection intégrée :

Bâtir et promouvoir une protection intégrée performante et durable vis-à-vis de l’ensemble des bio-agresseurs (maladies, ravageurs, adventices, plantes parasites) et des incidents physiologiques (verse, bourgeonnement du tabac après écimage, etc) :

  • Évaluer la pression, la nuisibilité, les risques liés aux bio-agresseurs et aux incidents physiologiques et leurs évolutions, et mettre au point des outils tactiques pour intervenir au bon moment.
  • Valoriser et gérer les tolérances et les résistances variétales.
  • Identifier, par culture, les pratiques prophylactiques opérationnelles et les recommandations pour leur utilisation optimale dans l’itinéraire technique.
  • Évaluer, par une approche multicritères (efficacité, sélectivité, rendement, qualité – y compris sanitaire– économie, environnement, protection de l’utilisateur...) les solutions de protection des cultures et les leviers alternatifs ou curatifs.
  • Renforcer l’efficience des produits phytosanitaires et mettre en avant la limitation des impacts environnementaux avant la réduction d’usage.
  • Mettre au point des stratégies de protection combinant les différents leviers et /ou les différentes échelles de décision et d’action afin d’intégrer l’ensemble des moyens de lutte.
  • Mettre au point et promouvoir des méthodes d’évaluation des risques, de diagnostic et d’identification simples des bio-agresseurs et des incidents physiologiques.


Les défis de la gestion et la valorisation des ressources :

Augmenter la disponibilité des éléments minéraux tout en réduisant le recours aux produits de synthèse :

  • Augmenter l’efficacité et l’efficience, sur les plans technique et économique, des apports d’engrais minéraux.
  • Accroître la contribution des légumineuses en termes de fournitures d’azote aux cultures de la rotation.
  • Augmenter l’utilisation et l’efficacité des apports de produits résiduaires organiques.
  • Améliorer la robustesse des exploitations et des filières vis-à-vis des contraintes réglementaires s’exerçant sur les pratiques de fertilisation.


Bâtir des démarches de diagnostic et de gestion durable du sol au service de systèmes de culture doublement performants :

L’agronomie est de plus en plus sollicitée pour apporter des réponses aux questions qui traitent de la protection et de la nutrition des cultures. Le sol, avec ses composantes physiques, chimiques et biologiques, est au centre des principes qui fondent l’Agroécologie :

  • Accroître, valoriser et transférer les connaissances opérationnelles sur les sols, de la parcelle aux territoires.
  • Mettre au point un diagnostic opérationnel de la fertilité physique des sols.
  • Évaluer les enjeux de la fertilité biologique et développer des indicateurs d’activité biologique des sols.
  • Améliorer la prévision et l’interprétation du statut organique des sols
  • Améliorer le référencement et le transfert des références sur les indicateurs de fertilité chimique du sol en développant des méthodes d’analyse rapide mettant en jeu l’analyse par réflectance infra rouge.


Améliorer l’efficacité de l’eau pluviale et d’irrigation, de la plante au territoire :

  • Caractériser d’un point de vue hydrique les milieux en interaction avec diverses espèces et plusieurs précocités variétales, notamment pour le maïs.
  • Mettre au point des conduites d’irrigation, toutes espèces, en ressources suffisantes et restrictives valorisant les outils de pilotage.
  • Éclairer la réflexion sur l’adaptation des systèmes irrigués et pluviaux aux contextes réglementaire, économique et climatique.
  • Mettre au point un outil multicritères de diagnostic des installations et matériels d’irrigation.
  • Développer des méthodes et des outils pour optimiser la gestion de l’eau, sur différentes cultures, à l’échelle du territoire.


Les défis de la performance économique et de la durabilité :

Concevoir et évaluer des systèmes de culture innovants multi-performants :

L’orientation des systèmes de culture vers la double performance économique et environnementale, suppose la construction de nouveaux systèmes, parfois en rupture avec les pratiques actuelles, et capables d’offrir des combinaisons de techniques multi-performantes :

  • Caractériser les systèmes de culture à l’échelle régionale.
  • Caractériser les leviers techniques permettant d’améliorer le fonctionnement des systèmes de production en grandes cultures avec pour objectif d’établir des références.
  • Détecter chez les producteurs les innovations et les caractériser pour en objectiver les avantages au regard de la double performance économique et environnementale.
  • Élaborer des méthodes et des modes opératoires afin de réaliser des diagnostics agronomiques parcellaires et d’étudier les effets des infrastructures agro-écologiques sur les populations d’auxiliaires.
  • Concevoir et évaluer des systèmes innovants par la mise en place de plateformes expérimentales pluriannuelles dédiées à la comparaison de systèmes de cultures : projet inter-instituts SYPPRE.
  • Élaborer une offre de conseil stratégique à l’attention des conseillers en organisme économique ou dans les structures de développement.


Accompagner les choix stratégiques pour produire en étant performant économiquement dans un contexte fluctuant et risqué :

La volatilité des paramètres économiques complexifie la prise de décision au niveau annuel. La résilience économique passe par l’identification des facteurs de fluctuation et la mise au point d’une méthodologie prenant en compte la variabilité des résultats techniques et économiques :

  • Caractériser et identifier les éléments clé de la performance économique des exploitations françaises de grandes cultures et polyculture élevage (et de leurs filières) en termes de rentabilité et compétitivité.
  • Caractériser la robustesse de la performance économique des exploitations dans un contexte évolutif (réglementaire, marché, prix des intrants,...).
  • Évaluer les leviers d’amélioration de la performance économique.


Les défis de l'innovation technologique et méthodologique :

  • Explorer, créer et utiliser des méthodologies innovantes pour l’acquisition et la valorisation des référence.
  • Construire les systèmes d’information du futur pour éclairer les choix stratégiques et tactiques des producteurs.
Consultez le programme d’activités ARVALIS 2014-2015