Acta dans les Outre-mer

Les territoires d’outre-mer affrontent des défis de plusieurs ordres : l’accroissement de la demande locale en denrées et en autonomie alimentaires, qui induit la nécessité d’accroître la production agricole avec une logique de performance économique et environnementale en milieu tropical ; l’éloignement de la métropole, source de contraintes logistiques, économiques et sociales ; et la nécessaire résilience des systèmes d’exploitation et de production face un climat de plus en plus aléatoire.

Ces territoires doivent, plus encore que d’autres, optimiser leurs atouts en adaptant les résultats de la recherche à leurs agricultures, en tirant le meilleur parti des interventions des administrations et des capacités des structures techniques locales.

L’Acta et les instituts techniques agricoles des DOM contribuent à ce dernier objectif en agissant à l’interface de la recherche et des entreprises agricoles : expérimentation, validation et changement d’échelle, application.

Appui au ITA des DOM et mobilisation dans les DOM des ITA nationaux

Deux instituts techniques agricoles, récemment qualifiés, sont actifs dans les DOM :

  • Institut technique tropical ou IT2 pour les productions végétales aux Antilles
  • Armeflhor pour les productions horticoles et de fruits et légumes à La Réunion.

Un troisième institut technique, l’ITEL (institut technique de l’élevage), est installé en Guadeloupe depuis 2017 pour soutenir le développement des filières animales.

Ces instituts constituent la courroie de transmission privilégiée entre la recherche finalisée et le développement agricole : expérimentations et adaptations aux contextes des entreprises constituent leur cœur de métier. Ils assurent la continuité dans le continuum de la recherche-développement.

L'Acta soutient la montée en puissance de ces instituts, notamment en renforçant leurs liens avec les instituts techniques agricoles métropolitains. Ainsi de nombreux partenariats ont été mis en place aussi bien en filières végétales qu’animales. Dans le même temps, l'expérience spécifique des instituts ultra-marins en matière de pratiques agroécologiques, d’adaptation au changement climatique constitue un capital dont les instituts métropolitains peuvent opportunément se saisir dans le contexte actuel de politiques agricoles respectueuses de l'environnement.

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Site Armeflhor

Site IT2

Co-animation nationale des Réseaux d’Innovation et de Transfert Agricole (RITA) dans les outre-mer

Les RITA sont présents dans les 5 départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte) et dans les PTOM (Nouvelle Calédonie, Polynésie Française et Wallis-et-Futuna). Ils rassemblent les acteurs locaux du développement agricole, afin d'articuler au mieux les travaux de la recherche, les interventions publiques et les besoins de professionnels de l'agriculture, avec une perspective de transfert des résultats de la recherche appliquée en intra- et en inter-DOM.

Les RITA, ce sont aujourd’hui 150 structures et 20 groupes thématiques qui travaillent ensemble. L’Acta et le Cirad assurent une animation nationale de ces RITA.

Pour en savoir plus ⇓⇓⇓

Site Coatis

Pilotage des réseaux de références en productions de diversification végétale (RRDV)

 

Les réseaux de références en productions de diversification végétale (RRDV) visent à collecter et analyser des données technico-économiques sur certaines cultures porteuses (hors canne à sucre et banane fruit). Ces données, issues d’exploitations plus performantes que la moyenne, sont destinées à des porteurs de projet d’installation, des conseillers agricoles ou des établissements d’enseignement en vue de promouvoir des pratiques performantes techniquement et économiquement. L’ODEADOM a chargé l’Acta de mettre en place et d’animer ces réseaux. L'Idele-Institut de l'Élevage s'acquitte d'une mission identique dans le domaine des productions animales.

La mission est conduite en partenariat avec les instituts techniques agricoles tropicaux, les chambres d'agriculture et des organisations de producteurs. Les cultures « pivots », qui font l’objet d’un suivi auprès d’un échantillon de producteurs, ont été choisies par les acteurs locaux. À La Réunion, il s’agit de l’Ananas Queen Victoria, le fruit de la passion, la mangue José, l’oignon et la tomate sous-abri. En Martinique, les données concernent la cristophine, l’igname, l’orange, la patate douce et la tomate de plein champ. En Guadeloupe, les cultures étudiées sont l’ananas (Queen et Cayenne), la banane plantain, la laitue, la patate douce et la tomate de plein champ. En Guyane et à Mayotte, les réseaux sont en cours de constitution.

Synthèse annuelle

 

 

Contribution pour relever le défi majeur de l’agro-écologie dans les DOM

Pression permanente des ravageurs due au climat tropical, possibilités réglementaires limitées de recours à des produits phytosanitaires, coûts élevés des intrants, exiguïté des territoires, rendant les problèmes environnementaux et sanitaires plus aigus encore qu'en métropole… Tels sont les enjeux auxquels sont confrontées les agricultures ultra-marines.

L’Acta en collaboration avec les ITA concernés, coordonne le portail EcophytoPIC, qui propose des applications concrètes des principes de la protection intégrée, adaptées aux cultures en milieu tropical dont la canne à sucre, la banane, les cultures fruitières, les cultures légumières, les cultures ornementales, les cultures vivrières et PPAM. 

Pour en savoir plus ⇓⇓⇓

Site Ecophytopic